09.11.2006
La dictature Royal en Poitou Charentes
Hier, le sectarisme de Ségolène Royal a encore frappé : S'estimant brimé par la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes, le directeur du Fonds régional d'art contemporain (Frac) d'Angoulême, Olivier Chupin, a donc décidé de contre-attaquer face à Ségolène Royal. Ségolène Royal, alors présidente du Frac, se serait livrée à une entreprise de démolition systématique de son client, l'humiliant publiquement en multipliant les mesures vexatoires à son encontre.
C’est sans doute ce que l’on appelle la politique par la preuve…
10:05 Publié dans Segolène Royal : le vrai visage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.11.2006
Sarko pour le mariage homo
En septembre, le probable candidat en 2007 a annoncé qu'il était favorable à une «union civile». Exit le mariage et la filiation. Cette proposition «qui garantirait l'égalité des droits successoraux, sociaux et fiscaux» a tout de même été saluée comme «une décision de bon sens», par les plus ardents opposants au mariage gay, au sein de la majorité, apparemment soulagés. Comme s'ils avaient eu peur que Sarkozy n'en fasse trop.
Ambigu. C'est Luc Ferry qui a été pris de court. Avant l'été, le philosophe avait été mandaté par Sarkozy pour réfléchir à ces questions. Il avait à peine lancé ses consultations, quand le président de l'UMP a fait connaître sa position. «La mission n'a plus de raison d'être», n'a pu que constater Ferry.
«Sarkozy voulait parler à la rentrée sur ce sujet pour n'être prisonnier ni de la campagne électorale ni d'une expression opportuniste juste avant la gay pride», confie son entourage. «Il a parlé après l'université du PS de La Rochelle de la fin août, souligne Frédéric Martel, l'auteur du Rose et le Noir, qui devait être entendu par la mission Ferry. Tant que Ségolène Royal et Lionel Jospin étaient hostiles au mariage gay, Sarkozy pouvait continuer à brouiller l'image de la gauche.» Mais après, inutile de rester silencieux ou ambigu.
L'annonce s'est faite en deux temps. Dans le Figaro magazine, début septembre, Sarkozy se déclare «opposé» au mariage gay et à l'adoption d'enfants par des couples homosexuels. «Le modèle qui est le nôtre doit rester celui d'une famille hétérosexuelle : les enfants ont besoin d'un père et d'une mère.» Sur TF1, quelques jours plus tard, il va plus loin, parle de «reconnaissance de l'amour homosexuel». Il présente un «contrat d'union civique», se trompant en empruntant ainsi un ancien nom du Pacs. Et envisage «l'organisation de cérémonies spécifiques et, éventuellement, dans les mairies».
Le patron de l'UMP, que l'on dit «décomplexé» par rapport aux questions gays, avait très tôt regretté le comportement de la droite lors des débats sur le Pacs en 1998, et, à Bercy, avait proposé l'alignement fiscal entre pacsés et mariés. Il a testé fin août son idée lors d'un dîner rassemblant des personnalités du show-biz et aurait été conforté par l'ex-lofteur Steevy : «Les gays s'en foutent du mariage.» «L'exemple anglais lui a plu [le Civil Partnerships Act ouvre les mêmes droits en matière de retraite, d'impôts et d'héritage que le mariage, ndlr] », rapporte un proche.
Pourtant Sarkozy a dû composer avec une fronde d'une partie de sa majorité. A ce jour, 316 parlementaires UMP et UDF ont signé un «Manifeste pour la défense du droit fondamental de l'enfant d'être accueilli et de pouvoir s'épanouir dans une famille composée d'un père et d'une mère». «Notre but était de montrer que nous étions rassemblés autour de cette position», explique calmement l'un des initiateurs, le député (UMP) de Saône-et-Loire Jean-Marc Nesme. «En novembre 2005, Nicolas Sarkozy a dit qu'il fallait prendre position ; un mois et demi après, l'entente parlementaire naissait. Ils ont fait le forcing», regrette Stéphane Dassé, président de GayLib, un groupe associé à l'UMP. «On a vu qu'il ne s'agissait pas d'un lobby marginal», ajoute Alain Piriou, porte-parole de l'Inter-LGBT. «Nous avons pesé, bien évidemment», dit en souriant Jean-Marc Nesme.
«Symbole». Ce ne sont pas les seuls. A écouter GayLib, l'association est «directement à l'origine» de la proposition d'union civile, qu'elle accueille comme «une révolution pour notre famille politique». Il y a peu, pourtant, ses militants défendaient l'ouverture du mariage qu'ils présentaient comme une «valeur de droite» aux homos. «Puisque le terme touche à un symbole, on ne va pas s'arc-bouter dessus», justifie aujourd'hui Stéphane Dassé. Les Jeunes populaires, le mouvement des jeunes de l'UMP, ont fait cette même proposition, qu'ils ont remise à Sarkozy lors de leur université d'été à Marseille début septembre. «Nous avons refusé la surenchère de la gauche, explique le président Fabien de Sans Nicolas. Nous voulons conserver une image de la famille tout en reconnaissant l'amour homosexuel.» Ajoutant : «Le mariage est une institution religieuse, on a voulu conserver cette coutume.»
Le banquier d'affaires Philippe Villin veut être à la droite ce que le fondateur de la maison de couture Yves Saint Laurent, Pierre Bergé, est à la gauche. Lui aussi a plaidé auprès de Sarkozy pour l'égalité des droits entre couples homos et hétéros. Il n'a pas argumenté en faveur de l'adoption, étant, lui-même, «partagé». Il ne s'arroge aucune victoire personnelle : «Je l'ai vu pour en parler en avril, et j'ai eu un accueil très favorable. Nicolas Sarkozy était déjà convaincu de la nécessité d'avancer sur l'égalité des droits.»
Convaincu aussi, qu'il faut refuser l'adoption. «Sur la filiation, il y a blocage, regrette Jean-Luc Roméro, conseiller régional (UMP) d'Ile-de-France. On fait comme s'il s'agissait d'un débat virtuel. L'UMP n'a pas compris que ces familles constituent une réalité.»
Source : Libération, 3 novembre 2006
09:55 Publié dans Sarkozy : le nouveau Supermenteur ! | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Villiers, ultime rempart à l'islamisation
Philippe de Villiers se prononce pour l’interdiction du voile dans tous les lieux publics
Dans un entretien au Figaro (02.11), Philippe de Villiers se prononce pour l’interdiction du voile dans tous les lieux publics. Pour le président du MPF, qui cite l’affaire Redeker et la note du préfet de Seine-Saint-Denis révélée par Le Monde du 20 septembre, « l'actualité démontre chaque jour l'avancée du communautarisme islamique en France ». « Les musulmans sont bien sûr libres de pratiquer leur foi, mais ils doivent respecter les lois de la République et nos modes de vie, poursuit Philippe de Villiers. Je propose donc l'interdiction du voile islamique dans la rue et les espaces publics. Le voile islamique est le symbole de la soumission de la femme et porte atteinte à sa dignité. C'est aussi un obstacle à l'appartenance à la communauté nationale et un instrument utilisé par des activistes qui s'attaquent aux fondements de la République. »
09:54 Publié dans Actualité nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note